Sortir de l'histoire officielle

     


Comportement et cerveau
«Il faut beaucoup de mémoire pour repousser le passé» de Jacques Deleuze extrait du chapitre "Enfance" de son "Abécédaire" avec Claire Parnet. Cité par Colombe Schneck dans Mensonges au paradis.

Épigénétique «... discipline de la biologie qui étudie la nature des mécanismes modifiant de manière réversible, transmissible (lors des divisions cellulaires) et adaptative l'expression des gènes sans en changer la séquence nucléotidique (ADN)3. Alors que la génétique correspond à l’étude des gènes, l’épigénétique s’intéresse à une « couche » d’informations complémentaires qui définit comment ces gènes sont susceptibles d'être utilisés par une cellule.
Depuis 2010, des études lient des états mentaux et comportementaux à l'épigénétique, par différentes voies :
- l'épigénétique a un impact sur les neurones, ... qui aurait un rôle sur la mémoire à long terme ;
- un stress infantile produit une sensibilité au stress à l'âge adulte, éventuellement transmissible à plusieurs générations suivantes, ... traumatiser un souriceau mâle en le séparant régulièrement et imprévisiblement d’avec sa mère, et en stressant la mère modifiera le comportement de sa descendance sur quatre générations). La dépression adulte, à la suite d'une maltraitance quotidienne de 30 minutes chez la souris, est associée à un marquage épigénétique .... De même chez l'adolescent ou l'adulte humain, des expériences, des événements, un stress physique, sexuel, de deuil ou d'abandon, ou d'autres facteurs environnementaux génèrent la production d'étiquettes épigénétiques qui peuvent rester actives durant toute la vie de l’individu. Cet effet du traumatisme se transmet d'une génération à l'autre via des modifications épigénétiques des cellules qui forment les spermatozoïdes et/ou les ovocytes. Les spermatozoïdes transmettent ce changement du programme génétique à la descendance et il est possible que les ovules fassent de même ... ;
- la mémorisation modifie elle-même l'expression de nos gènes ...
les enfants de personnes ayant vécu des épreuves douloureuses sont plus vulnérables à divers troubles psychologiques, même quand ils n'étaient pas nés (ni même conçus) lors de ces événements. Cette vulnérabilité n'est pas due qu'au fait d'avoir été élevés par des parents traumatisés, ces enfants sont marqués épigénétiquement, l'expression de gènes impliqués dans la régulation du stress étant modifiée durablement.
À partir des années 2010, des auteurs pensent qu'on pourrait bientôt « identifier des mécanismes épigénétiques impliqués dans le développement des maladies psychiatriques », proposer des modifications épigénétiques contrecarrant celles induites par un stress passé (qui semblent pouvoir être réversibles), et/ou trouver de « nouvelles cibles thérapeutiques »...
D'autres auteurs font le lien entre pauvreté ou guerres et santé mentale,»

Physiologie
Mémoire et ou épigénétique «Il faut beaucoup de mémoire pour repousser le passer.» Deleuse de Enfance dans son Abécédaire.
Le cerveau ni gauche, ni droite, ni reptilien ...
& Nous utilisons tout notre cerveau
Utilitarismes de la coopération en biologie

Éthologie
L’animal, si proche, si loin…
Les dauphins aussi “parlent bébé” : la preuve d’un inconscient animal ?
Du besoin de reconnaissance du chimpanzé

Psychologie - Sociologie
Digression L'Être ou le néant (Montaigne, ce vieux pote âgé dans sa cabane de jardin)
Pierre Bourdieu Dominants/dominés - Habitus ou complexion ...
Spinoza est-il sociologue ?
La fausse monnaie de nos rêves par David Graeber
Concurrence ou entraide ?
Du besoin de reconnaissance et estime de soi
Happycratie Comment l'industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies


L’animal, si proche, si loin…

«... le philosophe Bob Fischer a compilé une grande partie de ces données éparses afin de donner une vision d’ensemble de l’état de la science. 82 capacités attestées chez l’humain ont été prises en compte, réparties en deux catégories : 47 capacités « hédoniques » (ressentir du plaisir, de la peine, de la souffrance…) et 35 capacités « cognitives » (utilisation d’outil, projection dans le temps…). ... La vie psychique des animaux est donc bien plus riche que nous l’avons cru pendant des siècles. De quoi remettre en question la ligne de partage entre l’homme et l’animal ? De nombreux philosophes ont affirmé une continuité entre les deux. ... L’être humain dévalorise les animaux par ignorance et par orgueil. ... »

Les dauphins aussi “parlent bébé” : la preuve d’un inconscient animal ?
«Pour parler aux nourrissons, les parents humains utilisent généralement des mots et une intonation différente de ceux qu’ils emploient avec les enfants ou les adultes. ... ce « parler bébé » humain, que les linguistes appellent très officiellement « mamanais » ou « parentais », et la manière dont les mères dauphins parleraient à leurs petits. Il est en effet remarqué que les mamans dauphin sifflent, en présence de leur descendance, avec des fréquences maximales plus élevées et dans une gamme plus large de fréquence. Humains, dauphins… mais également diamants mandarins (une espèce d’oiseau) : le « parler bébé » n’est pas l’apanage de l’être humain, et pas même des mammifères.
...
Développement d’un langage au moins en partie symbolique et ouverture d’un inconscient : les deux dimensions sont solidaires. Elles supposent également une maturation psychique, un processus de structuration de la vie mentale de l’individu fait d’étapes, de stades successifs. Le mamanais en est un exemple. Il l’est pour l’homme. Pourquoi ne le serait-il pas également, du moins dans une certaine mesure, pour l’animal ?»

Du besoin de reconnaissance du chimpanzé
«Une jeune chimpanzé a été observée alors qu’elle montrait une feuille tout juste nettoyée à sa mère, comme pour attirer son attention. La séquence, filmée, peut sembler anodine. Mais elle montre que le besoin d’attention et de reconnaissance est loin d’être un phénomène seulement humain.»

Besoin de reconnaissance
Nous avons besoin d’être reconnu.
Je veux qu’on m’aime, qu’on me dise bravo. Et suivant l’âge, tu manges bien avec ta cuillère, que ton texte est merveilleux.

Même les esprits les plus brillants ont besoin d’être reconnus.
- Étienne Klein scientifique et chroniqueur à Radio France nommé président du conseil d'administration de l'Institut des hautes études pour la science et la technologie, est démis de ses fonctions en 2017 à la suite d'accusations de plagiats. Son ouvrage « Le Pays qu’habitait Albert Einstein » contenait de nombreux extraits non signalés de Gaston Bachelard, Louis Aragon, Émile Zola, Stefan Zweig et autre. Ne lâchant pas le morceau il fallut un décret ministériel pour mettre fin à ses fonctions.
- Ça me fait penser aussi à une entourloupe littéraire citée par Wikipédia.
En 2010 deux jours avant la sortie de l’ouvrage de Bernard Henry Lévi « De la guerre en philosophie », la journaliste Aude Lancelin indique dans le Nouvel Observateur que Monsieur Lévy pour appuyer ses critiques sur Emmanuel Kant se réfère à un philosophe, Jean-Baptiste Botul.
Ce Jean-Baptiste Botul, et son école de pensée le botulisme, est une invention d’un groupe d’auteurs aimant la blague, et c’est pas de chance pour notre philosophe.
Les Œuvres publiées de Jean-Baptiste Botul avant 2010 sont :
La Vie sexuelle d'Emmanuel Kant (on suppose qu’il serait mort puceau).
Landru, précurseur du féminisme Correspondance inédite avec Henri-Désiré Landru
La Métaphysique du mou.
La Vie sexuelle d'Emmanuel Kant raconte l'histoire farfelue d'une communauté d'Allemands de Königsberg (devenue Kaliningrad) ayant fui au Paraguay pour constituer une colonie strictement régie par la philosophie kantienne.
- Une autre entourloupe qui ne connaîtra son dénouement qu’à la disparition de son auteur.
Je lis dans le S&V de février 2022 qu’un crâne baptisé Toumaï estimé à 7 millions d’années, a été découvert au Tchad centre Afrique par Michel Brunet de l'université de Poitiers.
5 millions d’années avant les ancêtres communs reconnus pour l’homo dont les premières traces se situent plus à l’Est dans la vallée du Grand Rift la grande faille est-africaine.
Quinze ans après la découverte du fossile, l’anthropologue Roberto Macchiarelli suspecte Michel Brunet et son laboratoire de Poitiers de bloquer des informations relatives à un fémur, potentiellement de primate, retrouvé à proximité du crâne, mais que le laboratoire aurait tardé à identifier comme tel, cet os pouvant remettre en cause la bipédie de Toumaï.
J’ai vu ce particularisme historique et géographique de Toumaï dans la présentation de l’histoire des hominidae au Musée de l’Homme à Paris, ainsi en quelque sorte officialisé.
J’ai l’impression que l’on attend la disparition de Michel Brunet pour sortir ce Toumaï de la chronologie des homos ?

Donc nous avons besoin d’être reconnus.
Monsieur Abraham Maslow a imaginé une pyramide des besoins.
C’est pratique pour y voire, suivant le degré de connaissances et d’autonomie de l’individu, un échelonnement de sa réalisation.
Erreur les besoins s’expriment à tous les niveaux
Même l’individu arrivé au sommet, qui s’est donc réalisé, à faim et doit manger, premier étage de la pyramide.
La reconnaissance par les autres, stade 4e et avant dernier sur la pyramide, est aussi un besoin du bébé qui en est qu’à la première marche. N’oublions pas de le reconnaître sinon danger pour sa survie.
Nous avons tous besoin d’être reconnus mais il est plus ou moins prégnant et apparent.

Paul Ricoeur Devenir capable, être reconnu
Article publié initialement dans la revue Esprit, n°7, juillet 2005
Accessible ici https://www.diplomatie.gouv.fr/...Revue_des_revues_...pdf    En pdf sur un prolospecule
«Il est possible d’établir une typologie des capacités de base, à la jointure de l’inné et de l’acquis.
... savoir si le lien social ne se constitue que dans la lutte pour la reconnaissance, ou s’il n’y a pas aussi à l’origine une sorte de bienveillance liée à la similitude d’homme à homme dans la grande famille humaine.
Cet enchevêtrement de la lutte et de la fête est peut-être l’indice d’un rapport absolument primitif à la source du lien social entre la défiance de la guerre de tous contre tous et la bienveillance que suscite la rencontre de l’autre humain, mon semblable.»

Une mémoire physiologique des ascendants : l'épigénétique
«Alors que la génétique correspond à l’étude des gènes, l’épigénétique s’intéresse à une « couche » d’informations complémentaires qui définit comment ces gènes sont susceptibles d'être utilisés par une cellule. ... En matière d'évolution, l'épigénétique permet d'expliquer comment des traits peuvent être acquis, éventuellement transmis d'une génération à l'autre, ou encore perdus après avoir été hérités
Par Lise Gougis dans Science et vie N°1271 Août 2023 Page 71 « ... l'expression de ces gènes est influencée par l'environnement on parle d'« épigénétique ». De petites protéines, les groupes méthyles, se greffent sur l'ADN, le rendant illisible à un endroit. Or ce processus peut survenir avant même la naissance, dès la vie entra-utérine. « On sait bien que l'alimentation, la consommation d'alcool mais aussi les états émotionnels de la mère – stress, dépression... - vont influencer le tempérament de l'enfant », souligne Grégory Michel, à l'université de Bordeaux.
Ces marques épigénétiques peuvent même se transmettre aux générations suivantes : en 2015, une équipe de l'hôpital new-yorkais Mont Sinaï a identifié ce phénomène chez les descendants des survivants de la Shoah. Plus sujets au stress et aux troubles anxieux à cause d'une marque épigénétique réprimant l'expression du gène codant pour la synthèse de récepteur au cortisol, une hormone associée au stress. La même chose a été observée chez les bébés des femmes enceintes affectées par les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. « Finalement, la façon dont notre personnalité se forge est plutôt une question d’interactions complexes entre génétique et environnement qu'une opposition entre les deux », résume Frank Sulloway, chercheur en développement de la personnalité à l'université de Californie à Berkeley. ... »
J'ai déjà lu ailleurs que des souris transmettaient le rejet de l'ail, rejet créé par un conditionnement. Ce choix se transmettait sur trois générations.
Dans Mensonges au paradis de Colombe Schneick
Page 157-158 éditionsGrasset « J'avais payé mon billet … En raison d'une logistique ferroviaire propre, c'était un train allemand. Mais comment mon estomac avait-il pu deviner que j'allais voyager dans un train appartenant à la compagnie nationale allemande ? Pourquoi ce mal que j'avais réussi à dominer ces dernières années était-il revenu ? Mes intestins ont-ils une capacité de voyance ? J'ai pensé à toutes les voyantes que j'avais consultées et à tout ce qu'elles m'avaient annoncé qui n'était jamais arrivé. Je détaillai à Jean les effets physiologiques, consciente que cela écrit une bonne histoire et que je la raconterais à nouveau, ...
Un bon mystère qu'il décodé très vite, diminuant une partie de sa magie.
Ce qui t'est arrivé est étonnant, mais je ne pense pas que ton corps ait eu la prescience que tu allais prendre un train allemand, qu'il possède un don de divination. Plus simplement, ton œil a vu le sigle de la Deutsche Bahn quand tu as acheté ton billet, il a enregistré cette information de manière inconscience, et il t'a alertée d'un danger éventuel. Un train allemand, cela reste pour toi terrifiant.
Je lui ai confié que le croyais en avoir fini avec la Shoah. Écrire ce roman suisse, revenir ici, c'était aussi un moyen de m'en éloigner : le Home, la vallée, les montagnes, la forêt étaient notre refuge. De ce point de vue, c'est un échec, je ne serai jamais séparée de mon histoire familiale.
En génétique, éclaircit Jean, on a récemment compris que le trauma d'un parent se transmet à travers les marques épigénétiques de l'ADN. Ces marques sont transformées par l'environnement et l'expérience personnelle.
Tu es née vingt et un ans après la guerre, de parents qui, enfants, ont été soumis à de grandes peurs. C'est ainsi, ce stress est infiltré en toi. »
Dans les remerciements «Il faut beaucoup de mémoire pour repousser le passer.» Deleuse de Enfance dans son Abécédaire.

Spinoza est-il sociologue ?
Sons diffusés : Archive de Pierre Bourdieu, À Voix nue, France Culture, 1988 - Extrait d'interview de Judith Butler avec Frédéric Worms, Matières à penser, France Culture, 2018
«Au coeur du système philosophique de Spinoza, il y a Dieu, désignant pour lui l'intégralité de ce qui existe et dont l'homme n'est qu'une partie, mais il y a aussi le social ! Comment Spinoza peut-il nous aider à penser la société aujourd’hui ?
Sociologie ou métaphysique ?  
Un ouvrage collectif dédié à Spinoza paraît aux éditions Amsterdam sous la direction de Frédéric Lordon, Eva Debray et Kim Sang Ong Van Cung, il s'intitule Spinoza et les passions du social. On y trouve une dizaine d'articles qui s'intéressent tous aux usages possibles de la philosophie de Spinoza en sciences sociales.
L'entreprise n'est pas entièrement nouvelle puisqu'était déjà paru en 2008 un livre qui s’appelait Spinoza et les sciences sociales, toujours aux éditions Amsterdam, et qui croisait déjà philosophie et sociologie.
Ce pari de la transdisciplinarité est donc renouvelé cette année.
Avant de vous parler des articles qui sont réunis dans ce livre, il est nécessaire de s'arrêter sur la pertinence du croisement entre philosophie et sociologie, qui en fait ne va pas de soi. Parce que si on se rappelle le propos de l'Ethique, qui représente vraiment le cœur du système philosophique de Spinoza, on pourrait se dire qu'il s'agit d'abord et surtout, d'un ouvrage de métaphysique.
La preuve en est que si on ouvre l’Ethique tout au début, on voit que les premières lignes et toute la première partie concerne Dieu, que Spinoza appelle aussi Substance. Alors il faut préciser qu'il ne s'agit pas du tout d'un Dieu transcendant, ou séparé des choses qu'il crée, à l'image du Dieu biblique, mais que pour Spinoza Dieu désigne en fait l'intégralité de ce qui existe, la nature toute entière, dont l'homme n'est qu'une partie.
Mais même après cette précision, on peut quand même se dire légitimement qu'un ouvrage qui commence par un ensemble de thèses sur Dieu a toutes les chances de relever uniquement du domaine métaphysique...
Le point d’accroche avec les sciences sociales
Il faut un peu avancer dans l'Ethique, vers la 3ème et la 4ème parties, consacrées à l'étude des affects dont les hommes font l'expérience en société. Et la grande thèse qui gouverne ce moment du livre c'est que l'individu humain est d'emblée un être social. Ce qu'il faut comprendre c'est que Spinoza ne commence pas par se demander à quoi ressemblerait l'existence d'un homme isolé qui n'aurait aucune relation avec d'autres individus, parce que ça pour Spinoza c'est une abstraction, ça n'existe pas. Le propre de l’individu humain, qui est seulement une partie de la Nature, c'est d'être ouvert sur l'extérieur, et donc de ne pas pouvoir éviter les rencontres avec d'autres êtres.
Et c'est là que le lien avec les sciences sociales devient plus évident, parce que dans ces deux parties Spinoza montre que la vie pour les hommes est forcément collective, forcément sociale. Et donc d’un point de vue spinoziste, quand on étudie l'individu, il faut nécessairement prendre en compte son environnement, parce que cet environnement agit sur lui. 
La philosophe Judith Butler, qui a participé à cet ouvrage collectif, insiste elle aussi sur le fait que l'homme n'est pas « un empire dans un empire » comme le dit Spinoza, et qu'il ne peut pas décider de son existence en faisant abstraction de son environnement social.
Il y a une dépendance réciproque des individus que Butler appelle « précarité », ce qui signifie que toute vie humaine dépend de conditions sociales et politiques pour se maintenir. Et parfois, ces conditions ne sont pas remplies, par exemple lorsque les normes qui organisent la société excluent ou oppriment certains individus comme par exemple les migrants, de façon particulièrement visible en ce moment. 
Donc pour des auteurs qui réfléchissent aux effets de la vie sociale sur l'individu, la réflexion de Spinoza peut servir d'outil. Que ce soit pour penser ce que Butler appelle la précarité de la vie en société, ou pour revenir sur d'autres problèmes qui se posent en sociologie, par exemple celui du déterminisme social.
Radicalisation du déterminisme 
Plusieurs auteurs ont déjà souligné la proximité entre certains aspects de la pensée de Spinoza et celle de Bourdieu, qu’on vient d’entendre, puisque tous les deux ont accordé énormément d'importance à la notion de déterminisme.
Mais relire Bourdieu avec Spinoza permet d'aller encore plus loin puisque Bourdieu considère que ce déterminisme social n'est pas total et qu'il reste tout de même une zone de liberté qui permettrait à l'homme de faire ses propres choix, sans être influencé par rien.
Les auteurs qui soutiennent qu’une telle liberté n'existe pas peuvent trouver chez Spinoza un allié puisque l'une de ses grandes thèses est que rien dans la nature n'arrive sans une cause qui l’explique. Et c’est pour ça qu'on pourrait très bien faire un principe sociologique de la formule de Spinoza qui dit que si les hommes se croient libres, c'est simplement « parce qu'ils ignorent les causes qui les déterminent ».»

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