Sortir de l'histoire officielle

     


Philosophie de l'histoire
et progrès, l'optimisme mortifère


Cet optimisme, cultivé par les meneurs économiques et leurs débiteurs, par des solutions miracles nous poussent à remettre au lendemain les décisions nécessaires, dont l'une des conséquences sera de fait la décroissance. Pas le choix et les dits colibris n'y feront rien. C'est soit une décroissance choisie, soit une décroissance subit avec sa dictature.

«La philosophie de l'histoire est la branche de la philosophie traitant du sens et des finalités du devenir historique. Elle regroupe l'ensemble des approches, se succédant de l'Antiquité à l'époque contemporaine, tendant à affirmer que l'histoire n'est pas le fruit du hasard, de l'imprévu, voire du chaos, mais qu'elle obéit à un dessein en suivant un parcours (cyclique ou linéaire). »
C'est bien ainsi que je le percevais. Mais comme il n'y a pas de finalité, de dessein dans l'histoire il n'y a donc pas de philosophie de l'histoire. Ou alors la philosophie peut nous permettre de comprendre les comportements de nos anciens, les causes et leurs contextes.
L'histoire est simplement la connaissance de faits passés dans un certain contexte et des causes qui les ont déterminés, en étant conscient de notre ignorance n'étant pas contemporain de ceux-ci. Je rejoins Arthur Schopenhauer, il ne peut y avoir une philosophie de l'histoire comparable à un roman historique qui est une réécriture confondant destin et déterminisme.

LE SENS DE L’HISTOIRE une téléologie fatale : Pour les capitalistes et leurs serviteurs le progrès va dans le sens de l’Histoire. Pour les marxistes la dictature du prolétariat puis la chute de l’État sont inévitables s’appuyant sur les contradictions du capitalisme. En résumé c’est LE SENS DE L’HISTOUARRRRE !
Il y aurait une destinée dans l’histoire.
Pourtant l’histoire n’est qu’une vision du passé modelée par les médias et les programmes scolaires favorables aux pouvoirs affiliés au capitalisme privé ou étatique.
Nous vivons et interprétons le passé, il n’y a pas de destin dans une future histoire.
Il y a un déterminisme s’appuyant sur des multiples causes. Étant nous même les causes des effets futurs nous pouvons, étant conscients des causes passées, modifier ce dit sens de l’histoire.

Abordé par des "philosophes"
Le temps dans la pensée chrétienne par Christian Godin
Joachim de Flore qui serait un précurseur ?
L'histoire sérielle par GiambattistaVico
L'histoire chez Spinoza et par Frédéric Lordon
Schopenhauer «Le monde comme volonté et représentation»
Hegel - Schopenhauer - Marx & Hegel - Aristote
Sur le concept d’histoire de Walter Benjamin
L'étoile de la rédemption de Franz Rosenzweig
Hannah Arendt
Albert Camus
Jean-Luc Nancy : Avec Derrida, j’ai compris ...

Par des essais
Greaber et Wengrow Au commencement était ...
L'Histoire et sa téléologie

Par les romans
L'homme sans qualité de Robert Musil
Herman Hesse Le jeu de perles de verres
Javier Cercas - L'imposteur Le kitsch historique - Mémoire et histoire

L'histoire sérielle par GiambattistaVico De Christian Godin dans La philosophie pour les nuls - 2006 « Descartes n'avait accordé à l'histoire aucune place dans son système des sciences. Une bonne partie de la philosophie de Vico ( - se définit par opposition à Descartes ( -. Inversion radicale de la perspective: les actions des hommes, dit Vico, sont plus aisées à connaître que les actions de Dieu. Or, la nature est le produit de l'action de Dieu, l'histoire, celui de l'action des hommes. Par ailleurs, Vico, qui était professeur de rhétorique, accorde au langage, à la façon de parler et d'écrire, une attention particulière. Par là, il s'inscrit dans la tradition aristotélicienne, contre la platonicienne qui assimilait la rhétorique au mensonge, à l'illusion, bref à l'antiphilosophie. Les langues sont les témoins des choses : chaque mot figure un monde historique, chaque expression abrite un récit. La philologie doit faire partie de la philosophie. On comprend que, contre Descartes Vico réhabilite l'érudition. Rien ne doit être perdu du trésor de la vie humaine.
...
 Vico peut être considéré comme l'inventeur de l'histoire sérielle : l'évolution des sociétés se déroule selon un schéma ternaire correspondant à l'actualisation successive, dans tous les champs de l'activité humaine, des trois facultés de la sensibilité, de l'imagination et de la raison. Ainsi y a-t-il trois âges, trois types de langues, trois types de régimes politiques, etc. Tel est l'objet de cette Science nouvelle (titre du grand œuvre de Vico), le monde de l'homme en sa totalité.
Les trois âges suivant Vico
La philosophie de l'histoire développée dans La Science nouvelle est fondée sur la nature de l'esprit humain. La tripartition des facultés – d'origine baconienne - en sentiment, imagination et raison détermine la triade des âges par lesquels les nations, chacune pour son compte propre, doivent passer:
- l'âge des dieux, marqué par les mythes ;
- l'âge des héros, marqué par les poèmes épiques ;
- l'âge des hommes, marqué par le droit et la philosophie.
Ce processus n'est ni unique ni définitif : les nations peuvent retomber dans la barbarie des origines et doivent alors refaire l'ensemble du parcours pour parvenir de nouveau à la civilisation. »

Hegel - Schopenhauer - Marx

Avant propos par les propos d'un spécialiste de Hegel Gilles Marmasse en mars 2019 dans l'émission : Quoi Hegel ? Qu'est-ce qu'il a Hegel ? Épisode 3 : L'Histoire a-t-elle un sens ? Les chemins de la philosophie à France culture.
Pour Hegel :
« Le grand homme veut ce que le peuple veut mais sans le savoir ... inconscient de son vouloir.»
«Le peuple [pour Hegel] a besoin du grand homme car il ne sait pas ce qu'il veut»
«L'histoire a un sens celui du peuple qui n'en a pas conscience»
Et les idées que j'ai retenues : L'histoire a un sens  et la raison gouverne l'histoire. Rationnelle car il y a un sujet qui domine l'objectivité à laquelle il se rapporte. L'histoire est le fait d'un sujet autonome qui se développe par lui-même et réalise des fins immanentes. Le sujet de l'histoire c'est le peuple qui est l'acteur de son devenir, l'accès du peuple à la liberté.

Je sais qu'il faut être kantien quand on étudie Kant, spinoziste quand on étudie Spinoza et donc hégélien quand on se plonge dans les textes de Hegel.
Et bien pas pour moi, n'étant pas universitaire je n'ai pas de chaire à défendre.
Je lis, j'écoute, je choisis et j'acquiesce ou répudie une pensée suivant le degré de mon ouverture dépendant de mes lectures et compréhension. C'est donc de l'apostériori oubliant l'a priori que Kant croit percevoir.
Cet a priori qui déterminerait une morale a priori au dessus de l'humain donc limitant sa pensée. Ce qui m'ennuie c'est que des spécialistes convaincus de Kant enseignent à des jeunes cerveaux, futurs cadres d'entreprise ou d'administration, cette limitation de l'esprit justifiant un ordre de la société favorable à des pouvoirs particuliers.

Je suis ainsi peu hégélien refusant cette vision d'une histoire prophétique.
Cette philosophie de l'histoire, confondant destin et déterministe, reprise par Marx, Engels, Lénine nous a emportés par des dogmes vers des impasses sanguinaires.
Hermann Hesse page 126 écrit entre 1931 et 1943 dans Le jeu des perles de verre : «[Au contraire de la forme, le sens ne s’enseigne pas.] «C’est en voulant enseigner ce « sens » que les philosophes de l’histoire ont gâché la moitié de l’histoire universelle, ouvert la porte à l’ère des pages de variétés et contribué à faire répandre une quantité de sang.» citation tirée du site http://www.archeo-gallay.ch/hermann-hesse-1955/
Et 351-352 «... ce qu’on a appelé la philosophie de l’histoire ; nous en trouvons chez Hegel l’épanouissement le plus spirituel, et l’effet en même temps le plus dangereux ; dans le siècle suivant, elle aboutit aux falsifications historiques les plus odieuses et fit oublier la valeur morale de l’esprit de vérité. La prédilection pour cette prétendue philosophie de l’histoire constitue, à nos yeux, l’un des caractères principaux de cette époque de profond abaissement spirituel et de conflits politiques de grande envergure, qu’il nous arrive de qualifier de “siècle des guerres”...»

Schopenhauer, par son rejet de Hegel, confirmant mon appréhension de cette vision de l'histoire, apporte une analyse sur son refus d'une philosophie de l'histoire. (Plus larges extraits et liens Le monde comme volonté et représentation )
Dans le chapitre XXXVIII du livre 2 du Monde comme volonté et comme représentation :
«... toutes les sciences viennent se placer les unes à côté des autres et au-dessus du monde réel des individus qu’elles se sont partagé entre elles.
... au-dessus de toutes plane la philosophie, comme la science la plus générale et par là même la plus importante, qui énonce les solutions, auxquelles les autres ne font que préparer.
Seule l’histoire ne peut vraiment pas prendre rang au milieu des autres sciences, car elle ne peut pas se prévaloir du même avantage que les autres : ce qui lui manque ... c’est le caractère fondamental de la science, la subordination des faits connus dont elle ne peut nous offrir que la simple coordination. Il n’y a donc pas de système en histoire, comme dans toute autre science. L’histoire est une connaissance, sans être une science, car nulle part elle ne connaît le particulier par le moyen de l’universel, mais elle doit saisir immédiatement le fait individuel, et, pour ainsi dire, elle est condamnée à ramper sur le terrain de l’expérience.
... Les sciences, systèmes de concepts, ne parlent jamais que des genres ; l’histoire ne traite que des individus. Elle serait donc une science des individus, ce qui implique contradiction. Il s’ensuit encore que les sciences parlent toutes de ce qui est toujours, tandis que l’histoire rapporte ce qui a été une seule fois et n’existe plus jamais ensuite. De plus, si l’histoire s’occupe exclusivement du particulier et de l’individuel, qui, de sa nature, est inépuisable, elle ne parviendra qu’à une demi-connaissance toujours imparfaite.»
«...dans l’histoire : il n’y a pas ici de généralité objective des concepts, il n’y a plus qu’une généralité subjective de ma connaissance, et celle-ci ne mérite le nom de générale que pour être superficielle.»
«...l’histoire, plus intéressante à mesure qu’elle est plus spéciale, devient en même temps d’autant plus suspecte, et se rapproche alors à tous égards du roman.»
«L’individu seul, en effet, et non l’espèce humaine, possède l’unité réelle et immédiate de conscience ; l’unité de marche dans l’existence de l’espèce humaine n’est donc, de même, qu’une pure fiction. En outre, de même que dans la nature l’espèce seule est réelle, et que les genres (genera) sont de simples abstractions, de même dans l’espèce humaine la réalité appartient aux individus seuls et à leur vie, les peuples et leur existence sont de simples abstractions. Enfin ces constructions historiques, guidées par un plat optimisme, aboutissent toujours en définitive à un état prospère, productif, fertile, pourvu d’une constitution bien réglée, d’une bonne justice et d’une bonne police, de nombreuses fabriques et d’une belle industrie. Tout au plus mènent-elles à un certain perfectionnement intellectuel ; c’est en effet le seul possible, car le côté moral, dans sa partie principale, demeure invariable. Or cette moralité est, au témoignage de notre conscience la plus intime, l’essentiel dans notre être, et elle n’existe dans l’individu que pour diriger sa volonté. En réalité la vie de l’individu possède seule de l’unité, de la liaison et une signification véritable ; nous devons y voir un enseignement dont l’esprit est moral. Seuls les faits intimes, en tant qu’ils concernent la volonté, ont une réalité véritable et sont de vrais événements, parce que seule la volonté est chose en soi. Tout microcosme renferme le macrocosme tout entier, et le second ne contient rien de plus que le premier. ... Ce que raconte l’histoire n’est en fait que le long rêve, le songe lourd et confus de l’humanité.»
«Les sots pensent au contraire qu’il va seulement naître et survenir quelque chose de grand. De là l’importance qu’ils attribuent à l’histoire dans leur philosophie ; de là cette construction de l’histoire sur l’hypothèse d’un plan universel, d’après lequel tout est régi pour le mieux et qui doit aboutir au règne d’une félicité parfaite, à une vie de délices. Ils croient donc à l’entière réalité de ce monde et ils en placent le but dans ce misérable bonheur terrestre, qui, en dépit des efforts des hommes et des faveurs du sort, n’en est pas moins une illusion creuse, un présent caduc et triste, dont ni constitutions ni législations, ni machines à vapeur ni télégraphes ne pourront jamais faire un bien véritable. Ces philosophes historiens et glorificateurs sont ainsi de naïfs réalistes, optimistes et eudémonistes, de plats compagnons d’existence ...»

Hegel - Aristote
A partir de la galaxie d'Aristote «G. W. F. Hegel, le finaliste (1770-1831) Dans ses Leçons sur l’histoire de la philosophie, il célèbre Aristote comme « un homme dont aucune époque ne peut rien offrir de comparable ». Quand Aristote voit tout être vivant et objet animé d’un télos, Hegel bâtit un système philosophique tourné vers l’idée d’accomplissement de ce qu’il nomme l’Esprit, soit le finalisme : « Déjà dans la fin une rationalité est exprimée, une libre autodétermination et mise en œuvre du contenu, et ceci de sorte que la fin, qui en tant que telle était d’abord intérieure, soit réalisée et que la réalité soit rendue conforme au concept ou à la fin. »»

Joachim de Flore qui serait un précurseur ?
Il propose des liens entre l'ancien et le nouveau testament mais ne fait pas de projection. Donc je ne vois pas le rapport avec les philosophes des XIXe et XXe siècle.

Spinoza et l'histoire 
Un article : par Thomas Hippler dans l'article "L’éthique de l’historien spinoziste. Histoire et raison chez Spinoza". En pdf sur unprolospecule Histoire et raison chez Spinoza T Hippler
Dans la deuxième partie même si, pour l'auteur, Spinoza parlait d’état, ne pouvant imaginer qu’une structure arborescente et non transversale, au lieu de parler d’état je préfère l’idée d’appartenance à un groupe avec un projet commun même vague.
J'aime, dans la quatrième partie, l'idée d’une dynamique entre l’imagination et la raison, ce qui apporte activité plutôt qu’une passivité, donc une dynamique entre deuxième et troisième forme de connaissance.

Victor Eremita par Facebook
«L’article [ci-dessus] part du constat paradoxal que Spinoza est présenté parfois comme le philosophe anhistorique par excellence, alors que son Traité théologico-politique est un authentique travail d’historien. Est alors développée l’hypothèse selon laquelle l’historiographie, telle que Spinoza la pratique, est une tâche d’éthique politique, analogue à celle que l’on trouve dans la première section de la cinquième partie de l’Éthique. Contrairement à ce que des commentateurs comme Vittorio Morfino ont soutenu à la suite d’Althusser, la connaissance historique ne relève pas du troisième genre de connaissance, mais du deuxième.»

Jean-Luc Nancy : “Avec Derrida, j’ai compris que le paradis n’existe ni sur terre ni au ciel”
 https://www.philomag.com/articles/jean-luc-nancy-avec-derrida-jai-compris-que-le-paradis-nexiste-ni-sur-terre-ni-au-ciel
«Dans La Voix et le Phénomène, Derrida analyse la présence à soi. Ce qui m’a paru décisif et qui m’a presque fait l’effet d’un uppercut, c’est l’idée que dans cette présence, dans l’instant apparemment immédiat qui con­stitue la présence à soi, il y a un écart, une durée, l’équivalent d’un clin d’œil. Cela signifie donc que rien ne peut être véritablement présent ! Il y a toujours ce que Derrida nomme, en substantivant le participe présent du verbe différer, une différance. La différance signifie qu’il n’y a pas seulement une différence, une contradiction entre deux termes, mais que cette différence est toujours d’une certaine façon infinie, et que vous n’arrivez jamais complètement d’un terme à l’autre. Quand ces deux termes sont le soi à soi, ou l’origine et la fin, cela implique une non-coïncidence qui se déploie dans le temps d’une vie. Derrida tenait à ce que la différance ne soit pas comprise comme mot ou concept, mais comme acte, celui de différer, de se différer. Pas dans le sens de renvoyer au lendemain, comme beaucoup de ses critiques le lui ont objecté. Les implications de la différance ne sont pas qu’existentielles, elles concernent tout ce qui relevait auparavant de l’unité, de la continuité, en particulier l’histoire.»
«Tous ces événements [l'autoritarisme du FLN, période mao ...] nous ont appris qu’il n’y a ni fin de l’histoire ni paradis, qu’il soit terrestre ou céleste. Au milieu de ces désillusions arrive Derrida avec sa pensée d’un écart à soi constitutif, ce qu’il appellera plus tard une différance dans l’origine. Il creuse ce que veut dire différer par rapport à ce commencement, explore la possibilité qu’il n’y ait même pas d’origine, envisage la fin comme quelque chose qui diffère toujours nécessairement de soi-même et n’advient donc jamais. À une époque où l’idée de fin de l’histoire a fait long feu – ne subsiste plus désormais que la crainte de l’effondrement, de la disparition totale des choses –, Derrida me paraît donc toujours éminemment contemporain.»

Le temps dans la pensée chrétienne par Christian Godin dans "La philosophie pour les nuls - 2006" page 128
« L’éternité au dessus du temps
La pensée chrétienne considère le temps comme une image transitoire et imparfaite de l'éternité qui est le temps de Dieu, le temps du ciel, le temps hors du temps. Les Grecs n'avaient pas la notion de cette dimension transcendante: pour eux, l'éternité n'était qu'un temps indéfiniment prolongé dans le passé et dans le futur. Avec le christianisme, l'éternité échappe au temps ; même l'immortalité n'en donne qu'une image approximative.
Lorsqu'il est dit dans la Genèse qu'au commencement Dieu créa le Ciel et la Terre, il ne faut pas interpréter ce commencement comme une date historique, à la manière dont nous disons que la Seconde Guerre mondiale commence le ler septembre 1939. Le monde n'a pas été créé dans le temps, insistera saint Augustin, puisque le temps implique le changement et que seules changent les choses déjà créées. Dieu restant toujours identique à soi (puisque éternel), il faut supposer que le monde et le temps commencent ensemble. En créant le monde, Dieu crée le temps.
Pareillement, l'histoire détaillée des six jours de la Création racontée dans la Genèse ne doit pas être comprise à la lettre. N'allons pas croire que Dieu a commencé un lundi comme un employé de bureau et qu'il a terminé sa semaine le samedi soir (à l'époque, on ignorait la possibilité de la semaine de cinq jours et la notion de week-end était encore inconnue). Le monde, dit saint Augustin, a été créé en une seule fois. Il ne faut pas confondre l'ordre d'exposition et l'ordre chronologique - de même que lorsque je dis que 6 vient après 5, ]e ne prétends pas dire qu'il lui succède dans le temps. »

L'Histoire dans L'Homme révolté - Albert Camus
& Albert Camus dans Actuel I
«Les socialistes autoritaires ont jugé que l'histoire allait trop lentement et qu'il fallait, pour la précipiter, remettre la mission du prolétariat à une poignée de doctrinaires.»
«...la terreur ne se légitime que si l'on admet le principe : « La fin justifie les moyens. » Et ce principe ne peut s'admettre que si l'efficacité d'une action est posée en but absolu, comme c'est le cas dans les idéologies nihilistes (tout est permis, ce qui compte c'est de réussir), ou dans les philosophies qui font de l'histoire un absolu (Hegel, puis Marx : le but étant la société sans classe, tout est bon qui y conduit).»
«la critique du nihilisme posthégélien et de la prophétie marxiste, l'analyse des contradictions dialectiques devant la fin de l'histoire»

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